Paroisse d'Arzal

Diocèse de Vannes

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16 clos du Presbytère, 56190 ARZAL

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Semaine prochaine

Agenda de la semaine

jeudi 12 novembre

17:00Adoration📍 église Saint-Martin d'Arzal
17:30Chapelet📍 église Saint-Martin d'Arzal
18:00Messe📍 église Saint-Martin d'Arzal

dimanche 15 novembre

10:30Messe pour les chasseurs (Saint Hubert)📍 église Saint-Martin d'Arzal
10:30Messe pour les chasseurs ( Saint Hubert)📍 Eglise Saint Martin de Vertou
Actualités

Dernières nouvelles

Article • dimanche 8 novembre

Homelie du dimanche 8 novembre

Chers frères et sœurs, A quelques jours du 11 novembre, nous faisons mémoire de nos anciens combattants, et de ceux qui ont donné leur vie pour la France. Et nous accompagnons, ce matin, Aymeric, qui va recevoir pour la première fois le Corps du Christ. Aymeric a sauté de joie quand je lui ai annoncé qu’il entrerait dans l’église sous les drapeaux, escorté par des anciens combattants ; son visage s’est illuminé ! …. parce qu’il voudrait un jour devenir militaire. Alors, on pourrait se poser la question : quel rapport entre la commémoration du 11 novembre et l’évangile de ce dimanche. Nous nous rapprochons de la fin de l’année liturgique, qui évoque toujours la fin des temps, et Jésus nous demande de préparer nos cœurs à Sa venue. Or, plus nous nous approchons de la lumière, et plus il y a du combat. Pas de paix sans combat. Et je pense que la chose la plus précieuse aujourd’hui, dans le contexte actuel, extrêmement troublé et anxiogène, que tout le monde recherche, c’est la paix. Les gens sont inquiets, et ils aspirent à la paix. « Poursuis la paix, recherche-la » dit le Psaume 34. Le problème, c’est que pour obtenir la paix, il faut du combat. Pas un combat contre des casseurs de vitrines ; un combat contre soi-même. Et c’est là, le grand paradoxe. c’est que : pour avoir la paix, il faut la guerre (Sainte Catherine de Sienne le dit : « sans guerre, il n’y a pas de paix. ») « Et la guerre la plus dure à mener, est contre soi-même (avait dit le Patriarche Athénagoras). Il faut arriver à se désarmer. J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible, mais maintenant je suis désarmé, et je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur ». Donc, il ne s’agit pas de s’armer chez soi pour se défendre contre les pillards en cagoule… mais c’est à l’intérieur de soi-même, avec soi-même, qu’il faut mener cette bataille, qui est spirituelle ; notre ennemi est spirituel. On pense parfois que les médicaments, le psy, ou une prière de guérison, vont tout régler. Non, la paix profonde ne tombe pas du ciel, il faut accepter de passer par des purifications intérieures et revenir à la sagesse des grands saints. Saint Jean de la Croix, par exemple, Maître de la vie intérieure, Docteur de l’Eglise, nous dit que : dans le combat est intérieur. Je ne peux pas l’emporter avec un médicament qui viendrait de l’extérieur, il me faut entrer dans mon intériorité. La parabole de ce dimanche met en scène dix jeunes filles, qui attendent l'Époux. Cinq prévoyantes, cinq insensées. Toutes possèdent une lampe, en attendant l'Époux, mais elles s'endorment. Seules les premières ont pris soin d’avoir une réserve d'huile. Cette huile, c'est la charité (nous dit Saint Augustin), l'amour qui inspire nos actes. Les vierges sages ont une réserve d'huile parce que leur vie intérieure est nourrie par une vraie relation au Seigneur. Et cette huile ne s'achète pas chez le marchand. Elle ne se prête pas. Personne ne peut aimer à notre place. Personne ne peut exercer la charité à notre place. C’est un combat personnel. Si vous avez un père spirituel, il ne pourra pas faire le travail à votre place ; si vous avez quelqu’un qui vous soutient dans les périodes difficiles, il ne pourra pas faire le travail à votre place. Le meilleur médicament, c’est vous. Et Saint Jean de la Croix a une phrase qui résume tout : « Dieu est la santé de l’âme ; la santé de toute la personne ». Pourquoi la société va mal ? Parce qu’elle a exclu Dieu, qui est la racine de notre être. Jeudi matin, j’étais au collège Sainte Thérèse, de Muzillac, où je donne un cours de culture religieuse aux classes de 3ème. Je leur parle de l’Eglise primitive, de Rome, des persécutions des premiers chrétiens, des martyrs, et ils me regardent avec des yeux ronds… il faut que je leur parle du Puy du Fou pour qu’ils commencent à se réveiller. L’histoire de Rome, tu connais ? Non…. Et la route du Rhum ? Ah, oui ! Je leur demande à la fin : qui pense que après la mort, il n’y a rien ? le tiers de la classe lève la main. Qui pense qu’il y a le paradis après la mort ? (un bonheur éternel qui nous attend)… 3 élèves sur 25 : dans un établissement catholique ! A l’inverse, c’est une immense joie lorsque des personnes ont fait une expérience de Dieu et qu’ils racontent comment ils se sont abandonnés au Seigneur, et comment ils ont gagné une paix profonde. « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît » (Matthieu 6, 33) : plus ma relation avec Dieu est gratuite, désintéressée, et plus j’acquiers la paix. Mais plus je cherche cette paix à tout prix, en faisant tourner mes prières de demande en boucle, et moins je l’aurai cette paix ; car plus je fais une fixation psychologique sur mes problèmes, et plus ils grossissent. Tout cela n’est pas si simple… et cela ne se fait pas en une fois, il faut beaucoup d’agonies de l’âme (nous disent les saints) avant d’entrer dans cette paix profonde. C’est le combat de la sainteté, de la vie éternelle, et l’enjeu est énorme, c’est le salut de notre âme. Et notre ennemi le sait, et il cherche à nous retirer, à tout prix, cette paix. Je peux passer ma vie « tendu », en faisant un bras de fer avec moi-même et avec Dieu… mais un jour, ça fait une grosse tendinite. Et pourtant c'est là que Jésus peut en profiter pour me dire : « enfin…. ta main s’ouvre… je peux y mettre MA grâce ; parce que toi, tu veux donner Dieu avec ta force et ta vertu ; mais ma main te précède, c’est ma grâce, ma force et ma fécondité… travaille en te reposant sur moi ! Car il y a beaucoup de prêtres épuisés parce qu’ils portent tout. Car le problème de fond c’est de vouloir prendre la place de Dieu. Et parfois, il est nécessaire d’être mis par terre pour changer de fonctionnement : donc la semaine prochaine, je fais une retraite spirituelle, et je vous remercie de bien vouloir me laisser…. « en paix ». Chers frères et sœurs, nos anciens combattants ont connu le combat physique, des épreuves qu’on ne peut pas imaginer. Ils ont combattu pour la paix. Nous chrétiens, nous devons combattre aussi, « revêtir l'équipement de Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable » dit Saint Paul aux Éphésiens (chap 6), avec la vérité pour ceinture, la justice comme cuirasse, la foi comme bouclier, et la Parole de Dieu comme épée de l'Esprit. >Prions pour Aymeric, qui va faire sa 1ère communion, pour les victimes des guerres ; et demandons au Seigneur de nous donner cette paix profonde, et d’être en mesure de la transmettre, cette paix du Christ, autour de nous. Amen.

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Article • jeudi 5 novembre

Événements récents en France : entre profanation, réflexion spirituelle et engagement communautaire

La France est marquée par des événements tragiques et des réflexions profondes sur la foi et la communauté. 🕊️ Un fait alarmant est survenu à Corbeil-Essonnes, où près de 200 sépultures ont été profanées au cimetière des Tarterêts. Des croix et des plaques funéraires ont été endommagées, évoquant une violence inacceptable qui a nécessité une réaction immédiate de la communauté religieuse. Le père Frédéric Gatineau a exprimé son indignation face à cet acte vandale, particulièrement douloureux alors que la fête des défunts approchait. Lire l'article sur Aleteia Dans un autre registre, la réflexion sur la culpabilité et la solitude dans notre société est plus que jamais d'actualité. Jean-Christophe Arlet, psychologue, souligne que la culpabilité peut être un tournant pour ceux qui apprennent à s'en libérer et à avancer. De même, la psychologue Marie de Hennezel encourage à redécouvrir la solitude comme un espace de rencontre avec soi-même, éloignant ainsi la confusion entre solitude et isolement. Ces réflexions offrent aux individus un chemin pour se reconnecter avec leur intériorité. Lire l'article sur L'1visible D'autre part, la communauté chrétienne est également sollicitée à travers la visite du Pape en Uruguay, où le juriste Guzmán Carriquiry évoque la nécessité de raviver les racines de l’Église en Amérique latine. Ce voyage apostolique vise à transcender les divisions politiques et à renforcer l'unité dans la foi. Cela s'inscrit dans un besoin plus large d'évangélisation et d'engagement au sein des communautés. Lire l'article sur Vatican News Enfin, l'initiative de produire une Bible audio par des artistes sans recourir à l'IA montre comment la foi et la culture peuvent fusionner de manière innovante. Ce projet audacieux inclut 107 heures d’enregistrements par cinq comédiens, soulignant l'importance de la narration vivante et de l’engagement créatif dans la transmission du message biblique. Lire l'article sur Famille Chrétienne Ces événements nous rappellent les défis et les beautés de notre vécu communautaire chrétien, transformant les épreuves en opportunités de réflexion et de renouveau. 🌟 *Synthèse préparée par l'équipe OClocher, à partir de revues chrétiennes de référence : Vatican News, Aleteia, La Croix, Famille Chrétienne, La Vie, L'1visible, ...

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Homelie de la Toussaint - dim 1er novembre

Article • lundi 2 novembre

Homelie de la Toussaint - dim 1er novembre

Nous fêtons aujourd’hui la Toussaint, la fête de tous les saints ; avec Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Saint Joseph, Sainte Marie – les statues que vous pouvez voir autour de vous ; avec Saint Hubert, le saint patron des chasseurs, qui a pris sa place dans notre église, et Saint Martin de Vertou (le saint patron d’Arzal) dont la statue sera dans le chœur de l’église l’année prochaine ; sans oublier Saint Jean-Baptiste et Saint Cornély, les patrons de notre chapelle à Lantiern. Mais si les saints du ciel devaient se limiter à ces statues, ce serait bien triste… car, dans la première lecture (tirée du livre de l’Apocalypse), il est question de 144 000 sauvés (12 x 12 x 1000 : les 12 tribus d’Israël et les 12 Apôtres qui représentent l’Eglise) + « une multitude, une foule immense, que nul ne peut dénombrer, de toute nation, tribu, peuple et langue ». Qui sont-ils ces saints ? des chrétiens ? des baptisés ? peut-être, mais pas que… le baptême, c’est passer par la mort et la résurrection du Christ, comme cette graine qui doit mourir pour renaître et porter du fruit. Nous aussi, nous devons mourir pour renaître et porter du fruit. « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux » : le baptême, c’est cette pauvreté du cœur qui consiste à faire mourir son ego et à délivrer son âme d’elle-même pour l’ouvrir au paradis. Le ciel est pour tous ceux qui sont capables de s’oublier eux-mêmes et donner leur vie comme le Christ. On peut être baptisé et ne pas aller au ciel, et on peut ne pas être baptisé et aller au ciel. Il nous appartient de dépasser ces concepts qui réserveraient le paradis à une certaine élite, dont nous ferions partie parce que nous sommes baptisés. Le peuple élu sera constitué de ceux qui accepteront de vivre ce détachement, cette mort à soi-même, qui fait vivre dans la vérité et la charité. Tout homme est enfant de Dieu dès sa naissance, nous sommes tous des enfants de Dieu. Alors, à quoi sert le baptême ? à nous faire réaliser pleinement ce que nous sommes, et à nous donner tout l’équipement surnaturel nécessaire pour vivre en enfants de Dieu (aimer son prochain, suivre le Christ). Parler de l’Au-delà n’est pas morbide, au contraire. Il n’y a rien de plus puissant pour donner un sens à sa vie que de regarder l’Au-delà. Si j’ose contempler l’Au-delà, je découvre un sens à ma vie. Combien de personnes ai-je accompagnées en fin de vie qui ont accepté leurs souffrances et leur épreuve grâce à cette perspective du ciel. Une personne qui a la foi et qui va mourir, peut quitter ce monde dans une paix profonde grâce à cette perspective du ciel. Combien ont changé de vie simplement par cette perspective du ciel ? L’autre jour, j’ai emmené ma sœur fêter ses 40 ans sur une vedette jaune. Vous savez la formule « restaurant, croisière » sur la Vilaine. On est parti d’Arzal et on a été jusqu’à Folleux. C’était magnifique : on était installés à une table au milieu du bateau avec de grandes fenêtres vitrées, le spectacle était somptueux ; j’ai vécu trois heures de « paradis ». J’ai déconnecté mon portable et internet, et mon esprit a oublié mes soucis, mes projets et mes paroissiens… On est sorti sur le pont avec ma sœur, installés dans un transat, on a siroté un cocktail en admirant le paysage. On était comme « hors du temps ». Le plus beau n’était pas le paysage ni le bon repas, mais c’était d’être avec ma sœur. C’est beau la famille : une expérience du ciel en miniature. Et je suis sûr que vous aussi, pendant vos vacances en famille, vous vivez quelque chose de comparable. A condition de dépasser ces moments qui parfois sont vécus de façon un peu plate et profane (on mange, on boit) pour découvrir ce qui sera un jour notre expérience éternelle. Il n’est pas nécessaire d’aller sur une vedette jaune ou d’aller aux Seychelles : on peut simplement s’asseoir dans son jardin et admirer la nature ; être en famille et admirer ses enfants… En fait, le ciel est à portée de main, le paradis est très proche, c’est un « art de vivre ». Quand vous regardez les informations dans les médias aujourd’hui, c’est l’inverse : c’est l’enfer. On nous parle d’une dette du pays qui ne veut plus rien dire tellement les chiffres sont grands, d’une colère qui gronde dans les rues d’un pays qui est en train de s’effondrer, des dirigeants qui semblent vivre dans un autre monde, donnant l’impression de ne pas savoir à quoi ressemble la vie des gens ordinaires. La cause de tout cela, c’est que notre société ne croit plus en rien, elle n’a plus la foi, elle perd son âme. Alors, on a envie de crier : « Seigneur montre-toi, interviens ! ». « Il enlèvera le voile de deuil et le linceul qui couvrait toutes les nations » dit le prophète Isaïe. La foi, l’espérance, c’est cette certitude qu’un monde nouveau viendra, que le Seigneur détruira un jour la mort pour toujours ; il n’y aura plus de mort. En attendant, devenons des saints et prions pour nos morts. Certains saints (comme le Padre Pio et Sainte Faustine) ont fait l’expérience de recevoir la visite d’âmes du Purgatoire, qui ne sont pas habituellement autorisées à parler aux vivants ; elles peuvent cependant apparaître pour nous demander de prier pour elles. On ne sait pas où sont nos défunts : au ciel, au Purgatoire... C’est pourquoi il est si important de prier pour nos défunts, de leur offrir des messes plutôt que des fleurs. Frères et sœurs, demandons de l’espérance pour tous ceux qui n’en ont plus. Essayons de semer autour de nous, en nous, cette bonne nouvelle du salut, car on ne peut pas attendre le ciel d’une manière béate, il faut le construire ce paradis, il sera autant l’œuvre de Dieu que la nôtre. La vie éternelle, ça se prépare dès maintenant. >Seigneur, aide-nous à croire au ciel, à désirer le ciel, et à nous engager pour devenir les nouveaux saints dont notre pays et notre monde ont tant besoin. Amen

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